Encyclopédie du Yi Jing

Alain Leroy

Alain Leroy – TRADUCTION DU YI JING

Limites et centres d’intérêt 

  • Cadre et incompétences :

– Je ne comprends pas le chinois moderne (!) : ne me concernent que les chinois archaïque et classique.

– Je me limite à la traduction de l’écrit : les aspects oraux et conversationnels ne sont donc pas mon objet.

– Je me limite à un champ très restreint d’environ 900 caractères (4 000 occurrences avec les répétitions) constituant le texte canonique  d’un Classique connu en France sous l’appellation « Yi Jing » ou « Yi King » (et en Chine sous le terme « ZhouYi » ou « Yi »). La traduction française la plus communément admise du titre de cet ouvrage est « Le Livre des Transformations ».

  • Axes d’étude :

– Mes questions portent essentiellement sur le champ lexical : s’échapper du lieu commun de la traduction mot-à-mot, convoquer la polysémie, trier les candidats, puis oser le choix d’une expression synthétique.

– Mais le contexte grammatical affecte le sens : en chinois classique la position des mots dans la phrase permet de réduire le champ sémantique de chacun.

Dilemme de la traduction de l’écrit :  » Favoriser la fidélité à l’expression (sens et style) de l’auteur ou faire en sorte que le lecteur sur la base de ses acquis antérieurs puisse s’ouvrir à ce savoir « étranger » ? « . (Billeter : « Contre François Jullien » et « Notes sur Tchouang-Tseu et la philosophie »). Dit plus sèchement : « Considérer d’avantage l’émetteur ou le récipiendaire de la « lettre » ? » (Sloterdijk : « Règles pour le parc humain »).

– Le point précédent oblige à ramener la traduction à une tentative langagière entre deux « êtres » (limitons-nous aux humains pour le moment…). C’est appelle une réflexion générale sur les langages, leurs formalismes et indécidabilités (Derrida : « Qu’est-ce qu’une traduction “relevante ? »).

– …s’inscrit dans le thème de la communication interculturelle (Edward T. Hall : »Au-delà de la culture ») (Watzlawick : « La réalité de la réalité »)

– … impose de considérer les conceptions du monde (Weltanschauung), la modélisation, l’émergence par la métaphore et/ou la construction des ontologies

– …et se termine par une réflexion sur l’information (Simondon : […L’information est ainsi à mi-chemin entre le hasard pur et la régularité absolue…] dans « Du mode d’existence des objets techniques »).

– Bouclant ainsi la boucle qui conduit de la divination par le calcul sur l’aléatoire chamanique (Vandermeersch : « Les deux raisons de la pensée chinoise ») jusqu’aux aléas de la culture numérique (Byung-Chul Han : « Dans la nuée ») (Supiot : « La gouvernance par les nombres »)

Les Hexagrammes

Texte chinois, PinYin et mot à mot. Analyse structurelle de la figure.

Les 64 Hexagrammes

Divination et Vision juste

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