
Didier Goutman explore dans cette nouvelle publication les parallèles étonnants entre la pratique du Yi Jing et la méditation zen.
Des origines anciennes aux pratiques contemporaines
Cette étude nous plonge d’abord dans les origines du Yi Jing, issu des pratiques divinatoires sur carapaces de tortue. Ce “livre des changements”, dont l’écriture même est née pour le transcrire, est un système complet de 64 hexagrammes représentant toutes les situations possibles et les stratégies à adopter. Au cœur de sa structure se trouvent les principes du Yin et du Yang, ces deux énergies fondamentales qui s’alternent et s’interpénètrent : “Une fois yin, une fois yang, tel est le Tao”.
Une même vision du monde
Bien que le bouddhisme zen et le Yi Jing semblent différents dans leurs approches, l’auteur nous révèle leurs points communs essentiels :
- L’impermanence : rien n’est fixe, tout change constamment
- L’interdépendance : tout est relié, rien n’existe de façon isolée
- L’importance du moment présent : s’ajuster à ce qui est, maintenant
Deux méthodes, une recherche commune
Leurs objectifs diffèrent :
- Le zen vise à comprendre et s’affranchir de la souffrance
- Le Yi Jing cherche à s’inscrire au mieux dans la dynamique du moment
Pourtant, ces deux pratiques témoignent d’une même confiance radicale dans notre capacité à nous relier à notre vraie nature et à la cohérence du monde.
L’auteur nous invite à voir ces deux traditions comme des voies pour retrouver notre lien essentiel à la cohérence du monde.
Une exploration des hexagrammes liés à la présence
Ce texte examine spécifiquement deux hexagrammes en lien avec la méditation :
- Spontanément : l’hexagramme de la juste présence au monde
- Stabiliser : l’hexagramme évoquant la méditation comme remède à l’agitation
Ces exemples illustrent parfaitement comment le Yi Jing peut rejoindre la pratique méditative dans sa sagesse.
Cette analyse a été préalablement publiée dans « Voix d’Assise » (n°8 – Février 2025), la revue du Centre Assise https://www.centre-assise.org/