Appariement : de l’Enfant à l’Œuvre Alchimique

Pour Georges Saby le concept d’appariement est plus large que la synchronicité de Jung : il permet de rapprocher graphies chinoises, symboles alchimiques et art roman.
偶 oǔ “appariement”
Ce terme recouvre ce que le français éclate en plusieurs notions : la paire, la coïncidence, le simultané, la comparaison, l’accord. Georges y voit un concept plus large que la synchronicité de Jung.
Le mot connaît deux graphies, trace d’une notion ancienne liée au goût chinois pour les paires. L’auteur applique ensuite cette lecture “par appariement” hors du champ sinologique : un symbole alchimique rapproché d’un graphe archaïque retourné, des motifs proches du “Diagramme du faîte suprême” (Taiji Tu) repérés dans des édifices romans.
Ces rapprochements sont des hypothèses de lecture, des propositions, non des preuves : “la vérité est toujours relative”.
Le point fort tient moins dans ces rapprochements que dans la méthode : approcher le Yì Jīng en cherchant des sens non immédiats, comme on lit Léonard de Vinci au miroir.