C’est tou­jours avec plai­sir que je publie les trop rares articles de Pierre Lau­tier.

C’est en effet avec Pierre qu’a démar­ré il y a plus d’une dizaine d’an­nées, d’a­bord sous forme d’un blog confi­den­tiel, ce qui allait pro­gres­si­ve­ment deve­nir l’En­cy­clo­pé­die du Yi Jing.

Son article d’au­jourd’­hui est le fruit d’une longue réflexion sur les noms fran­çais des hexa­grammes

La plu­part des tra­duc­teurs ont bien sûr pro­duit une trans­crip­tion des termes chi­nois tels qu’ils sont men­tion­nés dans le Juge­ment et la Grande Image. Mais encore plus que pour les autres mots ces “titres”, à cause de leur conci­sion, souffrent de l’im­pos­si­bi­li­té de com­mettre mot à mot une tra­duc­tion expri­mant :

  • la poly­sé­mie ou les strates d’un terme ou d’une expres­sion
  • une syn­thèse du texte cano­nique et de ses prin­ci­paux com­men­taires.

Le tra­vail de l’in­ter­prète est donc de rendre acces­sible au lec­teur contem­po­rain la thé­ma­tique, l’ambiance du moment de l’hexa­gramme consi­dé­ré, si pos­sible avant même la pre­mière lec­ture.

Pierre Lau­tier s’ap­puie dans cet article sur sa propre com­pré­hen­sion de l’hexa­gramme 4, que le tra­duc­teur fran­çais Etienne Per­rot, lui-même tra­duc­teur de l’al­le­mand Richard Wil­helm, nom­mait “La Folie Juvé­nile”. Il nous invite sur­tout à défi­nir soi­gneu­se­ment et à choi­sir sciem­ment les titres qui nous paraissent les plus appro­priés.