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Comprendre les principes

Composition

  • Ces textes com­mencent qua­si­ment tou­jours par la reprise d’une ou plu­sieurs phrases du « Texte des traits ».
  • Dans un cer­tain nombre de cas sont alors men­tion­nées une ou plu­sieurs qua­li­tés asso­ciées à la posi­tion du trait et à sa nature yin ou yang. Posi­tion ou nature peuvent éga­le­ment être rela­tives à d’autres traits de l’hexagramme.
  • En consé­quence de quoi est alors ou non énon­cé un pro­nos­tic : « pro­pice », « inop­por­tun », « regrets », etc.

Position

Les posi­tions les plus géné­ra­le­ment appré­ciées sont la deuxième et la cin­quième : elles sont toutes deux situées au milieu des tri­grammes infé­rieur ou supé­rieur et sont donc asso­ciés à la qua­li­té de « cen­tra­li­té ». On en déduit la plu­part du temps un sens de l’équilibre, de la mesure, mais aus­si la notion d’« être cen­tré » et donc la capa­ci­té à res­ter en contact avec son for inté­rieur.

La pre­mière et la sixième lignes sont éga­le­ment remar­quables. La pre­mière cor­res­pond à l’entrée, au début ou à la base de la situa­tion, tan­dis que la sixième en repré­sente la sor­tie, le som­met ou l’extrémité.

Res­tent les troi­sième et qua­trième traits… Ils occupent les posi­tions les plus incon­for­tables puisque res­pec­ti­ve­ment « le plus haut des traits du bas » et le « plus bas des traits du haut ». En d’autres termes leur situa­tion est oppo­sée à leur ten­dance : le troi­sième trait appar­tient au tri­gramme infé­rieur, mais il est le point de pas­sage, la der­nière étape avant l’émergence dans le tri­gramme supé­rieur ; le qua­trième trait, « ministre », est sou­vent consi­dé­ré comme l’émissaire du cin­quième, « sou­ve­rain », en charge de la com­mu­ni­ca­tion avec les (traits) infé­rieurs. Nous ver­rons en par­ti­cu­lier que c’est au troi­sième trait que sont asso­ciés le plus de pro­nos­tics défa­vo­rables.

Correspondance

Un cri­tère sup­plé­men­taire est la « cor­res­pon­dance » de la nature yin ou yang du trait avec sa posi­tion. Les posi­tions impaires (1, 3 et 5) sont en effet consi­dé­rées comme yang, tan­dis que les posi­tions paires (2, 4 et 6) sont asso­ciées au yin. Une cor­res­pon­dance est éta­blie lorsqu’un trait yang est à une place yang ou un trait yin à une place éga­le­ment yin. Deux hexa­grammes sont par­ti­cu­liè­re­ment concer­nés par cette notion de cor­res­pon­dance : tous les traits de l’hexa­gramme H63 « Déjà pas­sé » sont « à leur place », tan­dis qu’aucun des traits de l’hexagramme H64 « Pas encore pas­sé » n’est (encore) « à sa place »…

Relation

Un troi­sième prin­cipe d’analyse gra­phique est la « rela­tion » du trait que l’on consi­dère avec cer­tains autres traits. Pour sim­pli­fier il existe deux prin­ci­pales formes de rela­tion : « voi­si­nage » ou « aspi­ra­tion ». Si on prend l’exemple du trait 2 ses voi­sins sont le 1 et le 3, tan­dis que son aspi­ra­tion va vers le trait 5 (celui qui occupe la même posi­tion que lui dans l’autre tri­gramme). 

 

 

Analyse de ces critères

Nous allons donc pro­chai­ne­ment loca­li­ser les men­tions de ces posi­tions, cor­res­pon­dances et rela­tions dans chaque Petite Image afin d’en déduire les cas géné­raux et d’en obser­ver les cas par­ti­cu­liers. Selon les cas un seul de ces cri­tères est men­tion­né, mais la com­bi­nai­son ou la concur­rence entre plu­sieurs d’entre eux peut aus­si adve­nir.

Absence de référence ?

Cepen­dant toutes les Petites Images ne com­portent pas de réfé­rence directe aux posi­tions, cor­res­pon­dances ou rela­tions. Cer­taines se contentent d’expli­quer un terme ou une expres­sion du Texte des Traits par une pré­ci­sion, une com­pa­rai­son, un rap­pro­che­ment ou un simple com­plé­ment. Une autre par­tie de notre étude sera donc de consi­dé­rer si un rap­pro­che­ment est pos­sible selon les trois cri­tères énon­cés ci-des­sus ou si ces expli­ca­tions sont stric­te­ment séman­tiques.

Mise en place et objectif

Le trai­te­ment direct du texte chi­nois per­met­tra d’éviter les confu­sions liées aux tra­duc­tions ou inter­pré­ta­tions.

Nous avons com­men­cé par éta­blir un tableau de 386 lignes ((64 hexa­grammes x 6 traits) + 2 sup­plé­men­taires) dont les cinq pre­mières colonnes contiennent

  • le numé­ro de l’hexa­gramme
  • la posi­tion du trait
  • la nature yin ou yang
  • la ver­sion chi­noise du Texte du Trait
  • la ver­sion chi­noise de sa Petite Image

A chaque colonne sui­vante cor­res­pond ou cor­res­pon­dra une des expres­sions décri­vant :

  • une qua­li­té (cen­tra­li­té, cor­rec­tion, etc.),
  • un cri­tère (posi­tion, cor­res­pon­dance ou rela­tion)
  • ou un pro­nos­tic (pro­pice, inop­por­tun, regrets, etc.)

Ce tableau sera fil­trable selon la posi­tion ou la nature des traits.

L’observation, le rap­pro­che­ment et le décompte des occur­rences devraient alors nous per­mettre d’identifier les régu­la­ri­tés et les excep­tions.