Généralités sur le Yijing et sa Source
La question des origines du Yi Jing, ne cesse de préoccuper les chercheurs. Georges Saby, chercheur/enseignant non-académique et auteur du Yijing Universel (2025), nous rappelle qu’avant d’être un texte philosophique, le Yi Jing était l’œuvre de chamanes chinois gravant leurs visions sur des ossements ou des carapaces de tortue.
Il nous propose une lecture renversante des idéogrammes et des hexagrammes : le caractère 易 yì peut être vu comme la représentation d’un cerf, animal de pouvoir dans le chamanisme sino-mongol.
Il nous invite à revenir au moment où les signes sur ossements (les jiaguwen 甲骨文) n’étaient pas une écriture mais des Images de Pouvoir à décodage multiple, créées comme œuvres de Grand Art par des visionnaires interrogés sur commande.
Ses expériences avec son “Cahier de Vision” révèlent ainsi que des béotiens parviennent souvent à décoder le sens de jiaguwen anciens que les sinologues spécialisés n’ont pas perçus. Comme si ces images parlaient directement à l’inconscient, par-delà les barrières culturelles.
Question dérangeante : Linguistes, historiens, graphistes, chamanes ou simple “être humain lambda”, qui est vraiment profilé pour lire ces images originelles ?
L’auteur assume explicitement une posture de “touche-à-tout” interdisciplinaire, revendiquant une approche collaborative comme méthodologie légitime face à la fragmentation des savoirs spécialisés. Il propose en particulier de compléter les équipes de spécialistes par des humains ordinaires pour comprendre le Yi Jing dans sa profondeur chamanique originelle.
